
Plus de 250 ans après avoir été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis, le Maroc continue de redéfinir les contours de sa relation avec Washington.
Invité sur Medi1 TV, Dwight Bush, ancien ambassadeur des États-Unis au Maroc et membre du Board ORNX, explique que cette ambition dépasse désormais la diplomatie pour toucher l’économie, l’énergie et la technologie.
Pour lui, la relation maroco-américaine repose sur un socle historique solide, mais elle s’est accélérée ces dernières années. La reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en 2020, a marqué un tournant.
Selon Bush, cette décision a agi comme un véritable catalyseur économique, surtout dans les provinces du Sud, désormais stables et attractives pour les investisseurs américains.
Au cœur de cette dynamique, l’hydrogène vert occupe une place centrale. Le Maroc ambitionne de devenir un acteur majeur de cette énergie du futur, et les États-Unis soutiennent cette trajectoire. L’ancien ambassadeur salue la vision de long terme portée par SM le Roi Mohammed VI, amorcée dès 2014 avec le solaire et l’éolien, puis consolidée lors de la COP22.
Aujourd’hui, le Royaume dispose d’atouts rares : un potentiel naturel exceptionnel dans le Sahara marocain et une proximité stratégique avec l’Europe, principal marché de destination.
Le projet “ORNX”, symbole d’un partenariat d’envergure
Cette ambition se concrétise avec le projet ORNX, dont la première phase représente un investissement de 1,5 milliard de dollars. Porté par des acteurs privés américains et espagnols, le projet bénéficie du soutien des gouvernements marocain et américain.
Ce partenariat public-privé sécurise les investissements sur le long terme, dans un secteur où les risques politiques et économiques peuvent freiner les marchés.
En conclusion, Dwight Bush compare la stratégie énergétique du Maroc à une partie longue de golf : des choix réfléchis et des investissements patients, conçus pour porter leurs fruits sur plusieurs décennies.
