
Par: Dr. EL FARHAUI MOHAMED
La question de la représentativité des musulmans en Belgique reste aujourd’hui un enjeu central, à la fois institutionnel et sociétal.
Depuis plusieurs années, des structures comme le Conseil des Musulmans de Belgique (CMB) sont censées incarner cette représentation auprès des autorités. Pourtant, sur le terrain, de nombreuses voix s’élèvent pour exprimer un décalage croissant entre ces institutions et la réalité vécue dans les mosquées et les associations.
Le problème ne se limite pas à des personnes ou à des mandats. Il touche à des questions plus profondes :
Qui représente réellement les musulmans en Belgique ?
Sur quelle base démocratique ?
Avec quelle transparence dans les décisions ?
Une représentativité crédible repose sur des éléments essentiels :
la confiance, la participation, la transparence et l’inclusion.
Or, lorsque ces éléments sont fragilisés, c’est toute la légitimité du système qui est remise en question.
Aujourd’hui, beaucoup appellent à une réforme en profondeur :
un modèle plus ouvert, plus démocratique, et plus connecté au terrain.
Car au-delà des institutions, l’enjeu est fondamental :
assurer une représentation juste, fidèle et respectée d’une communauté diverse, riche et ancrée dans la société belge.

